vendredi 18 février 2011

Kaddafi dehors: intimidations de tous genre pour ettouffer la voix d'un peuple!!!!

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il y a 37 min

AP

Le régime de Moammar Kadhafi tente d'étouffer la contestation en Libye

Après plusieurs jours de manifestations, le régime de Moammar Kadhafi tente d'étouffer la contestation. Les forces de sécurité ont été déployées vendredi dans tout le pays et des mises en garde lancées aux citoyens qui participeraient aux rassemblements. Au moins une vingtaine de protestataires ont été tués dans les heurts survenus dans la semaine. 
Dans le même temps, un site Internet lié à l'un des fils du dirigeant libyen, Seif al-Islam Kadhafi, a annoncé que le Parlement libyen, le congrès général du Peuple, avait ajourné sa session et allait prendre des mesures pour réformer le gouvernement lorsqu'il se réunirait de nouveau. Le site Quryna a ajouté que de nombreux responsables seraient remplacés.
Dans le sillage des mouvements qui secouent le monde arabe depuis les révoltes en Tunisie et en Egypte, plusieurs villes de Libye, notamment dans l'est du pays, ont été cette semaine le théâtre de manifestations hostiles au régime de Moammar Khadafi, au pouvoir depuis 1969.
Vendredi, une nouvelle manifestation violente a eu lieu à Benghazi, la deuxième ville de Libye dans l'est du pays. Gamal Bandour, un magistrat de Benghazi, a rapporté que des accrochages avaient eu lieu entre des manifestants et les forces de sécurité après les funérailles de 15 manifestants abattus jeudi. Après la cérémonie, des protestataires ont incendié des bâtiments gouvernementaux et des commissariats de police.
Selon Quryna, des membres des forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants à Benghazi, tuant 13 d'entre eux. "Les forces de sécurité ont été contraintes d'utiliser des balles réelles pour arrêter les protestataires quand leur manifestation est devenue violente et agressive et qu'ils ont incendié des commissariats de la ville, attaqué des bâtiments administratifs et incendié des voitures de police dont six devant l'hôpital Jalaa", affirme le site. Il ajoute qu'un millier de détenus d'une prison de Benghazi ont attaqué leurs gardiens pour s'échapper mais que trois d'entre eux ont été abattus.
Selon l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch, basée aux Etats-Unis, au moins 24 manifestants ont été tués mercredi et jeudi lors de heurts avec les forces de sécurité.
Un responsable hospitalier de Beyida, dans l'est du pays, interrogé vendredi par l'Associated Press, faisait état d'au moins 23 morts transportés à l'hôpital ainsi que d'environ 500 blessés soignés dans l'établissement, pour certains sur le parking, faute de place. "Nous avons besoin de médecins, de médicaments, de tout", a-t-il affirmé.
Jeudi, le colonel Kadhafi avait traversé la capitale en voiture, acclamé par ses partisans. Selon des témoins, il a également envoyé des forces de sécurité dans la capitale.
Des témoins à Beyida et Zentan, à 120km au sud de Tripoli, rapportaient que des unités des "milices spéciales", les brigades Khamis, avaient été déployées dans leurs villes.
A Beyida, la police locale, qui appartient à la même tribu que les habitants, s'est alliée aux manifestants pour empêcher des attaques des miliciens, selon un témoin et un opposant libyen, Mohammed Ali Abdallah, vice-responsable du Front national pour le salut de la Libye en exil.
A Zentan, une habitante rapportait qu'une unité des Brigades Khamis avait attaqué la ville après que les manifestants avaient incendié des commissariats et inscrit "A bas Kadhafi" sur les murs.
Par haut-parleur, des responsables offraient de l'argent aux habitants pour les inciter à ne pas manifester, selon cette femme. "Ensuite, ils ont coupé l'électricité et l'eau. C'est une région montagneuse et il fait froid", a-t-elle raconté.
Des habitants de Tripoli, où de petites manifestations ont eu lieu dans des quartiers centraux, disaient avoir reçu des messages sur leurs téléphones portables. Les SMS mettaient en garde ceux qui "osent franchir les quatre lignes rouges", le colonel Kadhafi, la sécurité nationale, le pétrole et le territoire libyen, selon une femme ayant reçu le message. AP

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