jeudi 16 juin 2011

mercredi 15 juin 2011

Niger: l'armée continue de traquer des éléments d'Aqmi



NIAMEY - L'armée nigérienne a continué mercredi de ratisser la zone du nord du pays où elle a eu un accrochage dimanche avec des combattants d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), et a réussi à intercepter deux de leurs véhicules, a-t-on appris de sources concordantes.

Les poursuites engagées par l'armée ont été un succès: les deux véhicules des éléments d'Aqmi ont été rattrapés au sud d'Arlit (cité minière du nord), a déclaré à l'AFP une source des services de sécurité nigériens.

Des deux véhicules qui s'étaient échappés après la fusillade dimanche, l'un a été +neutralisé+ en milieu de matinée (mercredi) entre Arlit et Agadez (la capitale régionale), l'autre a été retrouvé quelques heures plus tard, abandonné plus à l'ouest en direction de la localité d'Ingal, a ajouté cette source.

Aucune précision sur les conditions de l'opération n'a été donnée et il n'a pas été fait état de victimes ou de prisonniers.

Les hommes armés qui ont eu un accrochage dimanche avec l'armée nigérienne au nord d'Arlit étaient bien des éléments islamistes d'Aqmi, avait confirmé plus tôt la même source.

Le ministère de la Défense avait d'abord évoqué un affrontement avec des bandits armés à 80 km d'Arlit. Un militaire et un combattant d'Aqmi ont été tués et six soldats blessés, selon le bilan officiel.

Les hommes qui circulaient à bord de trois véhicules provenaient de la Libye voisine, a indiqué la source des services de sécurité.

Les caisses, contenant 640 kg d'explosifs et 435 détonateurs, trouvées dans le véhicule saisi dimanche sont estampillées +Libye+ et sont de fabrication tchèque, a rapporté une source militaire.

L'armée avait reçu des renforts ces derniers jours à Arlit pour poursuivre les ratissages, a-t-elle souligné.

Ces sources n'ont pu préciser la destination des éléments d'Aqmi.

Selon la source des services de sécurité, leur guide, Apta Mohamed, s'est livré lui-même à la gendarmerie d'Arlit et pourra faire avancer l'enquête.

Cet Arabe nigérien est un ex-combattant des rébellions touareg des années 1990 et de 2007-2009 qui ont sévi dans la région d'Agadez.

Selon la télévision publique, le ministre de la Défense Karidjo Mamadou a réaffirmé mercredi la volonté du gouvernement et du président Mahamadou Issoufou de renforcer les mesures de sécurité dans la zone, lors d'une réunion avec les Forces de défense et de sécurité (FDS) à Arlit.

Aqmi avait kidnappé à Arlit en septembre 2010 cinq Français, un Togolais et un Malgache. Elle retient toujours en otages quatre Français et réclame le départ des troupes françaises d'Afghanistan en échange de leur libération.

La mouvance islamiste, qui a des bases au Mali et ses racines en Algérie, commet attentats, enlèvements et divers trafics dans plusieurs pays du Sahel.


(©AFP / 15 juin 2011 22h33)

lundi 13 juin 2011

Mali : ATT réclame l'arrêt des bombardements de l'Otan en Libye


12/06/2011 à 20h:23 Par AFP
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Le chef de l'État malien Amadou Toumani Touré, le 29 janvier 2011 à Addis-Abeba.  Lire l'article Le chef de l'État malien Amadou Toumani Touré, le 29 janvier 2011 à Addis-Abeba. Lire l'article © AFP
Le chef de l'Etat malien Amadou Toumani Touré a déclaré dimanche souhaiter l'arrêt des bombardements de l'Otan en Libye et le début de discussions politiques entre les parties en conflit afin de trouver une issue à la crise qui secoue ce pays depuis mi-février.
éComme l'Union africaine, nous souhaitons l'arrêt des bombardements en Libye et le début de discussions politiques pour trouver une issue à la criseé, a-t-il dit au cours d'une conférence de presse à l'occasion du quatrième anniversaire de sa seconde et dernière élection à la présidence.

Il a estimé qu'il fallait créer un environnement propice pour discuter parce que "à un moment ou à un autre, on finira par discuter", a ajouté M. Touré qui fait partie du panel des chefs d'Etat africains chargés de mener une médiation entre les parties en conflit en Libye.

Ce panel mis en place par l'Union africaine (UA) et présidé par le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, comprend, outre le Mali, l'Afrique du Sud, le Congo et l'Ouganda.
"Pays ami"
"Le Mali est très peiné face à la situation dans laquelle se trouve la Libye, un pays ami qui nous est cher", a-t-il affirmé avant d'indiquer qu'il y avait encore une chance d'aider à trouver une solution pacifique. En cas d'éventuelles discussions politiques, il appartiendrait aux Libyens de décider de leur avenir, a-t-il affirmé.

Peu de temps après le début de la rébellion armée mi-février, l'UA a mis au point et n'a cessé de défendre depuis une délicate feuille de route prévoyant un cessez-le-feu et l'instauration d'une période de transition. Un appel resté lettre morte sur le terrain où l'Otan poursuit sa campagne de bombardements entamés le 19 mars.

Le chef de l'Etat malien a par ailleurs réaffirmé la nécessité pour les pays du Sahel de mettre en commun leurs forces pour vaincre le terrorisme. "Avec le conflit en Libye, des armes se sont retrouvées au Sahel. C'est un danger et nous devons être vigilants", a-t-il ajouté.

Selon des observateurs, des armes de guerre ramenées de Libye par des combattants pour être réutilisées au Sahel par Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Cette organisation, qui a ses racines en Algérie, dispose de plusieurs bases au Mali d'où elle opère dans plusieurs pays du Sahel (Niger et Mauritanie en particulier), commettant des attentats, des rapts, essentiellement d'Occidentaux, et se livrant à divers trafics.

Des experts dénoncent la gestion du dossier libyen et les courants islamistes du CNT

 
Article publié le : lundi 13 juin 2011 - Dernière modification le : lundi 13 juin 2011 
Par RFI
Mustapha Abdeljalil (à gauche), président du CNT  avec David Cameron à Londres, le 12 mai 2011
Mustapha Abdeljalil (à gauche), président du CNT avec David Cameron à Londres, le 12 mai 2011
REUTERS/Carl de Souza/Pool

Les insurgés libyens et leur représentation politique, le Conseil national de transition (CNT) sont-ils démocrates ? Des experts français se sont rendus en visite privée à Tripoli et Benghazi pour évaluer la situation. Leurs conclusions épinglent la vision occidentale de la révolte libyenne et révèlent la tentation islamiste des insurgés.
Organisée à l'initiative du Centre international de recherche et d'études sur le terrorisme et d'aide aux victimes du terrorisme (CIRET-AVT) et du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), et avec le soutien du Forum pour la paix en Méditerranée, une délégation internationale d'experts s'est rendue tour à tour à Tripoli et en Tripolitaire du 31 mars au 6 avril, puis à Benghazi et en Cyrénaïque du 19 au 25 avril.
Le point noir disent ces experts est la composition du Conseil national de transition (CNT) qui représente les insurgés. Impossible de connaître la composition du CNT. « Seuls les noms de 13 des 31 membres sont publics. L'identité des représentants de l'ouest libyen n'a pas été révélée pour des raisons "de sécurité". (...) Des raisons discutables », estime le rapport*. La représentation géographique apparaît donc déséquilibrée.
Par ailleurs, le CNT reste marqué par un islam radical et combattant. Pour Eric Dénécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement : « On est face à des individus qui sont extrêmement marqués dans leur comportement quotidien et leur volonté d'imposer leur système en allant jusqu'à imposer la charia ». Mais, d'autres signes sont également inquiétants et l'après-Kadhafi pourrait être pire que la période Kadhafi.

samedi 11 juin 2011

Les 10 villes les plus dangereuses au monde



Les voyages forment la jeunesse, c'est entendu. Mais ils peuvent parfois mal se terminer. Voyager sans cesse est un rêve partagé par bon nombre d'entre nous. Découvrir de nouvelles cultures, des paysages extraordinaires, des gens différents. Pour autant, il y a des endroits où il ne vaut mieux ne pas aller si vous voulez revenir en un seul morceau. Le site Urban Titan a dressé la liste des dix villes les plus dangereuses au monde où les balles perdues sont monnaie courante...
1. CapeTown, Afrique du Sud
En Afrique du sud, la criminalité est un fléau depuis des années et Cape Town est tout simplement la ville la plus dangereuse du pays. Les meurtres, les vols, les viols, les enlèvements frappent au hasard, y compris parmi les touristes. Il est formellement recommandé de ne pas se déplacer la nuit et de ne pas aller chercher d'argent à un distributeur de billets. Il y a plus de cinquante meurtres par jour en Afrique du sud, plus de la moitié ont lieu à Cape Town.
2. Karachi, Pakistan
La capitale du Pakistan est considérée comme l'une des villes d'Asie les plus dangereuses. Les principaux risques sont les attentats, les émeutes et le fait d'être pris pour un espion étranger.
3. Détroit, Etats-Unis
Connue aussi sous le nom de «Motor City» (la ville moteur), Détroit est une victime depuis des années de l'effondrement de l'industrie automobile américaine avec des quartiers entiers à l'abandon tout comme leurs habitants. La ville est selon le magazine Forbes la plus dangereuse des Etats-Unis avec selon les chiffres du FBI (police fédérale) 1.220 crimes violents commis chaque année pour 100.000 habitants.
4. Bagdad, Irak
Même si les choses vont un petit peu mieux, Bagdad a longtemps figuré en tête du classement des plus dangereuses au monde depuis l'invasion américaine de 2003. Elle a été et est le théâtre d'une guerre civile sans merci. Depuis 2003, pas moins de 650.000 civils irakiens ont été tués dans ces affrontements et des attentats.
5. Grozny Tchétchénie, Russie
La mafia russe contrôle la capitale de la Tchétchénie et possède nettement plus d'hommes que la police qui est d'ailleurs corrompue. Cette ville détruite et vidée d'une grande partie de sa population d'origine est une capitale de la prostitution, du trafic de drogue et des enlèvements en tout genre et tout cela sans parler de la guerre menée par les rebelles tchétchènes contre les autorités russes.
6.Mogadiscio, Somalie
La capitale de la Somalie est dévastée par une guerre civile sans fin. La moitié de la population (500.000 personnes) a fui. Des dizaines de peersonnes sont blessées chaque jour dans les affrontements et les attentats permanents. Depuis que le président Siad Barre a été chassé du pouvoir en 1991 plus d'un million de Somaliens sont morts.
7. Ciudad Juárez, Mexique
Cette ville de 1,5 million d'habitants se trouve à la frontière américaine. La violence liée avant tout aux rivalités entre cartels de la drogue y est endémique. Le nombre de meurtres dépasse 130 pour 100.000 habitants chaque année et ne cesse d'augmenter depuis 2007.
8. Caracas, Venezuela
Le magazine Foreign Policy a donné à Caracas le nom peu enviable de «capitale mondiale de l'assassinat». Comme à Ciudad Juarez, la majorité de la violence provient des gangs et des cartels de la drogue. Au cours du seul mois de décembre 2008, plus de 500 personnes ont été tuées dans des réglements de compte.
9. Nouvelle-Orléans, Etats-Unis
La ville la plus dangereuse des Etats-Unis avec Détroit en est à 95 assassinats par an pour 100.000 habitants. Ce chiffre est d'autant plus impressionnant qu'il n'y a que 300.000 habitants. Il l'est encore plus si l'on compare à Bagdad qui selon le magazine Time a un taux de meurtre de 48 pour 100.000 habitants.
10. Rio de Janeiro, Brésil
Le carnaval c'est bien beau, mais la violence et le danger sont omniprésents à Rio. Il ne faut pas se promener dans la ville avec des bijoux, avec un sac et avoir un minimum d'argent liquide sur soi. Le cartel de la drogue des Piranhas est spécialisé dans les enlèvements. Il porte la responsabilité d'une partie non négligeable des 20 meurtres quotidiens dans la métropole.
Photo: Grozny REUTERS
http://www.slate.fr/lien/39333/villes-les-plus-dangereuses-au-monde

Dans un message vidéo Ferhat Mehenni appelle à une candidature kabyle aux présidentielles françaises de 2012

Dans un message vidéo diffusé sur Youtube [2], le président du gouvernement provisoire kabyle, M. Ferhat Mehenni, a appelé à la présentation d’une candidature kabyle aux prochaines élections présidentielles françaises.
08/06/2011 - 16:41 mis a jour le 09/06/2011 - 09:15 par Muyyud
 

« Nous n’avons aucune illusion sur l’issue de la candidature mais ce sera un signe fort de la part de notre communauté pour dire qu’elle existe et qu’elle ouvre droit au respect et à la considération autant que toutes les autres communautés qui sont en France », dira Ferhat Mehenni sur cette candidature qui, si elle aura lieu, serait une première chez la communauté kabyle, qui est l’une des plus vielles et des plus importantes en France.
« La communauté kabyle, pour se faire entendre, doit s’organiser et doit se donner de la visibilité », ça serait le principal argument avancé par le président de l’Anavad pour encourager une candidature kabyle aux élections présidentielles françaises, qui auront lieu l’année prochaine.
Selon Ferhat Mehenni « des communautés veulent prendre en otage les kabyles, puisqu’on parle d’organisations religieuses, notamment musulmanes ». Il ajoute que « les kabyles ne se reconnaissent pas dans l’islam qui se développe dans les banlieues et le prosélytisme dont ses ilotes font preuve ».
Au terme de son message, le président de l’Anavad a ainsi invité « toutes celles et tous ceux qui se sentent concernés à se concerter et éventuellement à créer un comité de soutien autour d’une candidature qui portera les couleurs et la voix de la Kabylie ».
Arezki Bakir « songe sérieusement à cette éventualité »
Des rumeurs ont circulé ces derniers temps sur l’intention de l’ancien président de l’ASKAF (Association des kabyles de France), à savoir M. Arezki Bakir, à se présenter aux prochaines élections présidentielles françaises.
Contacté par nos soins, M. Arezki Bakir, qui fut jusqu’à récemment le président du Haut Conseil de la Diaspora Kabyle, nous a affirmé qu’il « songe sérieusement à cette éventualité » mais qu’il « reste prudent car toutes les conditions ne sont pas réunies ». Il ajoute « qu’il faut que les kabyles soient associés et se sentent concernés par cette candidature ».
D’autres sources nous ont informé qu’un comité de soutien serait entrain de se mettre en place pour appeler à la candidature d’Arezki Bakir.

Libye : Point de situation de l'armée française

LIBYE (© 2011 EMA) - Depuis le 2 juin 2011, le dispositif militaire français assure environ 30 sorties par jour, dont la moitié sont des missions de frappe au sol.

Vendredi 10 juin 2011 | 08:30 UTC
Libye : Point de situation de l'armée française © ECPAD - ECPAD. Avions de l'armée française

Ces chiffres représentent plus de 20% des sorties de l’OTAN et 30% des sorties d’attaque au sol.
Entre le 2 juin 2011 06h00 et le 9 juin 2011 06h00, la France a réalisé près de 220 sorties :
- 106 sorties attaques au sol (Rafale Air, Mirage 2000-D, Mirage 2000N et Mirage F1 CR / Rafale Marine et Super-Etendard modernisé)
- 48 sorties de reconnaissance (Rafale Air, Mirage F1 CR et Rafale Marine / Reco NG)
- 18 sorties de défense aérienne (Mirage 2000-5 depuis La Sude en coopération avec le Qatar)
- 9 sorties de contrôle aérien (E3F et E2C Hawkeye )
- 15 sorties de ravitaillement (C135 et Rafale Marine)
- 26 sorties GAM (groupement aéromobile)
En outre, depuis le 2 juin, les frappes des aéronefs français ont permis de neutraliser environ 70 objectifs, dont :
- une trentaine de bâtiments sur des sites militaires, notamment des dépôts de munitions et de véhicules, dans les régions de Tripoli et Brega, et une station de télécommunication dans la région d’Ajdabiyah ;
- près d’une quarantaine de véhicules militaires dont près des deux tiers ont été détruits par le GAM dans la région de Bréga.
La semaine a notamment été marquée par l’engagement du BPC Tonnerre et du groupe aéromobile embarqué de l’armée de Terre dans l’opération Unified protector , à compter du 3 juin dernier.
Le 17 mars 2011 au soir, le Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU) a adopté la résolution 1973 relative à la situation en Libye, à l’initiative de la France et du Royaume-Uni, dans la suite de la résolution 1970 du 26 février 2011. Le 19 mars, sur ordre du Président de la République, le chef d’état-major des armées (CEMA) a lancé l’opération Harmattan , nom de la participation française à l’engagement militaire international d’opérations aéromaritimes pour protéger la population libyenne contre les attaques des forces du colonel Kadhafi. Depuis le 31 mars, l’engagement militaire international est passé sous commandement de l’OTAN.
http://www.afriquinfos.com/articles/2011/6/10/brevesdafrique-179830.asp